Accueil / Edito / Partage

Partage

Comme annoncé dans ma dernière tribune, le Conseil d’Administration de la CGB a examiné la situation au regard du retrait de Tereos du SNFS. La CGB regrette que des désaccords au sein du SNFS aient conduit au départ de Tereos. Cette décision provoque un véritable séisme pour notre filière en termes de fonctionnement de nos instances interprofessionnelles, même si Tereos a clairement confirmé la poursuite de son engagement au sein de tous les organes interprofessionnels. Le principal d’entre eux, c’est le CIPS au sein duquel ont démarré nos discussions sur le futur Accord interprofessionnel post-2017. Il est régi par un décret qui prévoit qu’il revient au ministre de nommer par arrêté les personnes y siégeant. Des demandes lui ont été faites. Nous sommes en attente de sa réponse pour pouvoir nous réunir à nouveau. Pour le reste, à savoir l’AIBS, l’ITB et le CEDUS, je veillerai à ce que le fonctionnement statutaire de ces organismes soit respecté et que des solutions soient trouvées pour assurer leur financement, car des sujets d’importance sont à traiter sans retard.

Quant au rapport de la mission Sucre, si nous partageons l’ensemble de la vision post-2017, nous sommes déçus de l’idée que les missionnaires se font des Accords interprofessionnels. Il n’est pas dans l’ADN de la CGB de s’en remettre à une relation de confiance béate vis-à-vis des fabricants sous prétexte de saisir des opportunités sur des marchés de plus en plus concurrentiels.

Faut-il rappeler que les agriculteurs sont des chefs d’entreprises qui ont investi dans leurs fermes ? Ils ont des comptes d’exploitation et ont, eux aussi, des ratios financiers à respecter pour assurer leur avenir. Les missionnaires n’ont absolument pas tenu compte des éléments qui ont conduit à la crise laitière qui sévit, suite à la fin des quotas laitiers, compte tenu de la politique contractuelle laissée aux mains des seules entreprises, et qui sont pourtant largement de statut coopératif.

Dans notre filière sucre, nous avons un avenir commun et nous partageons les mêmes objectifs avec les fabricants. Nous avons, depuis la réforme de 2006, une pratique du partage de la valeur ajoutée… qui a fait ses preuves… pourquoi la remettre en cause ?

Demain, la volatilité plus grande des prix nous fera encourir des risques, et c’est donc de ce partage des risques qu’il faut traiter dans notre Accord interprofessionnel et dans le contrat type. Et là, la relation de confiance, qui ne se décrète pas mais se construit, sera assise sur un code de bonne conduite à respecter, autant pour nous, planteurs, que pour les fabricants.