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Comment analyser les données marchés

Attention ! Les données présentées dans les informations publiées par la CGB reflètent la situation à un jour donné ; elles ne reflètent pas la réalité des ventes effectives de chaque entreprise.

Par ailleurs, elles ne reflètent pas les prix de betteraves qui ont pu être contractualisés avant les semis, mais ont vocation à illustrer l’état du marché.

 

  1. Sucre français destiné au marché mondial

Sont référencés ici :

  • Le cours du sucre blanc : la valeur indiquée est la clôture du marché à terme du sucre raffiné (London #5), en US$/t, du vendredi considéré, sur le terme le plus proche. La valeur est FOB (Free on Board), c’est à dire dans un port, une fois le bateau chargé, prêt à partir. Pour en déduire le prix nu départ usine, il faut y déduire, principalement, les frais d’acheminement au port, de stockage intermédiaire éventuel, d’ensachage éventuel, et de chargement dans le bateau.
  • Le Cours du sucre brut : la valeur indiquée est la clôture du marché à terme du sucre brut (New-York #11) du vendredi considéré, sur le terme le plus proche. L’unité est le cts$/lb (centimes de dollar par livre), une livre correspondant à 453,59 gramme ; un prix en ctsUS$/lb doit donc être multiplié par  22,046 pour obtenir un prix en US$/t.
  • De cette valeur et de la précédente, on déduit la prime de blanc (différence, en US$/t, des deux cours précédents). Il ne faut pas la confondre avec la prime du sucre blanc européen : il s’agit de la différence entre le prix de vente du sucre européen, de qualité européenne, et la clôture du marché à terme de sucre blanc (London #5). Elle s’explique par la qualité européenne, qui est supérieure aux spécificités du produit coté par ce marché, ainsi que par sa disponibilité. Cette valeur est estimée par Kingsman/Platts, à partir d’éléments collectés auprès d’acheteurs et de vendeurs, donc de manière officieuse. Elle est fournie chaque vendredi, en US$/t.
  • Par ailleurs, est mentionné ici les données du Commerce extérieur (Comext) à partir des publications mensuelles de la Commission européenne : volumes et prix FOB des produits exportés, avec 3 mois de retard. La donnéee pris en compte ici est exclusivement le sucre blanc (Code NC 17019910), dont on retrait 50€/t de frais de FOB.

A partir de la valeur du sucre blanc et de la prime européenne, d’une part, et du chiffre du Comext d’autre part, la CGB en déduit une valeur de betterave à partir du partage en vigueur pendant les quotas, soit une conversion sur la base : 26,29€/t de betterave pour 404€/t de sucre (soit 44%), sans prix minimum ni franchise, sans taxe à la production, en prenant en compte 50€/t de sucre de coûts diverses de l’usine à la mise à FOB, et en incluant la prime de sucre blanc européen.

 

  1. Sucre français destiné au marché européen
  • Deux informations non-officielles (publiées par un consultant privé : Kingsman/Platts, à partir d’éléments collectés auprès d’acheteurs et de vendeurs) sont disponibles :
    • Europe de l’Ouest : cette valeur. Il s’agit de livraison de 3.000 à 5.000t de sucre blanc, en Allemagne, Belgique, France et Pays-Bas pour une livraison sous les 2 mois. Cette cotation correspond à un prix ‘rendu utilisateur’, c’est à dire livré chez l’utilisateur : il faut donc retrancher les frais de transport pour obtenir un prix départ usine ; ces frais sont, en moyenne, sur le territoire considéré, de 30€/t selon Kingsman. Cette cotation est fournie chaque vendredi, en €/t, et concerne les prix négociés la semaine en cours (spot).
    • Europe méditerranéenne : il s’agit de la même chose que la cotation précédente, mais pour une livraison en Italie et en Espagne. Il faut retrancher les frais de transport pour obtenir un prix départ usine, estimés ici, depuis une usine française, à 80€/t en moyenne.

A partir de ces 2 cotations, la CGB en déduit une valeur de betterave à partir du partage en vigueur pendant les quotas, soit une conversion sur la base : 26,29€/t de betterave pour 404€/t de sucre (soit 44%), sans prix minimum ni franchise, sans taxe à la production, en pondérant les 2 valeurs fournit par Kingsman sur la base des ventes françaises moyennes (pondération à 80% vers l’Europe de l’Ouest, et à 20% vers la Méditerranée).

  • Une donnée est fournie officiellement par la Commission européenne, dans le cadre de l’Observatoire : cette valeur est donnée, avec 3 mois de décalage, par la Commission européenne. C’est la moyenne européenne des valeurs de prix de vente déclaré par les sucriers à la Commission, via leurs autorité de tutelle (par le biais de FranceAgriMer en France), pondérée des volumes. Il s’agit du prix sortie usine, en €/t, du sucre en vrac (ou en emballage de plus de 800kg), facturé le mois considéré : le prix peut avoir été négocié plusieurs mois avant. Depuis le 1er octobre 2017, la valeur utilisée n’est plus la moyenne européenne, mais la donnée spécifique à la région France/Belgique/Allemagne/Royaume-Uni/Pays-Bas.

A partir de cette valeur, la CGB en déduit une valeur de betterave à partir du partage en vigueur pendant les quotas, soit une conversion sur la base : 26,29€/t de betterave pour 404€/t de sucre (soit 44%), sans prix minimum ni franchise, sans taxe à la production.

 

  1. Ethanol français destiné au marché européen

La cotation provient de l’éthanol sur le territoire européen (soit d’origine européenne, soit importé et dédouané) par Kingsman/Platts, convertie en €/hl. La valeur est FOB, c’est à dire chargé sur un navire dans le port de Rotterdam (voir ci-dessous). A partir de cette valeur, la CGB en déduit une valeur de betterave à partir du partage appliqué au sucre pendant les quotas, soit en multipliant cette valeur 0,41.

 

  1. Conversion betterave

A partir des données ci-dessus, et sur la base d’un bilan prévisionnel français prenant en compte toutes les betteraves (y compris celles livrées directement en distillerie, dites ‘jus verts’), on en déduit un prix moyen de betterave.