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Anticiper

Parmi les raisons de la crise de l’élevage de l’été, on peut mentionner les questions de déséquilibre d’offre et de demande, la concurrence au sein de l’Union européenne et le manque d’outils de gestion des risques. Dans la problématique post-quota que notre filière va affronter en 2017, ne retrouve-t-on pas les mêmes raisons qui risquent de créer les mêmes effets si nous ne savons pas mettre en place d’ici là des mesures appropriées ? C’est pour cela que nous nous associons à l’appel de la FNSEA à manifester le 3 septembre à Paris et le 7 septembre à Bruxelles.

Pour se préparer au mieux et éviter de subir la volatilité des prix à partir de 2017, il nous faut gagner encore en compétitivité, car il ne faut jamais sous-estimer les lois du marché. Et cela passe par la nécessité de diminuer encore nos coûts de production betterave. Nous ferons des recommandations en ce sens. De la même façon, les efforts réalisés par les fabricants de sucre doivent être poursuivis, et nous sommes prêts à les accompagner dans les nécessaires allongements de campagne qui sont un facteur important de la diminution de leurs coûts.

Tout ceci doit être vu dans le cadre d’une relation interpro-fessionnelle assumée de part et d’autre avec un partage des risques équilibré. Nous y sommes prêts, et l’avons déjà dit lors de nos Assemblées Générales de syndicats. La CGB ne ménagera pas sa peine pour partager avec les fabricants de sucre sa vision de la filière post 2017, du point de vue de cette nécessaire compétitivité et du point de vue du cadre interprofessionnel et contractuel qui devra être le plus développé possible.

Et comme chacun sait, les années se suivent et ne se ressemblent pas : les semis prometteurs du printemps dernier viennent de subir dans certaines régions une sécheresse sévère qui va faire chuter les rendements et donc réduire les durées de fabrication, ce qui ne va pas manquer d’impacter les coûts de fabrication, même si côté prix de l’énergie les choses sont plus favorables. De plus, alors que les années précédentes les prix de betterave étaient bons, voire très bons, pour la récolte 2014 ils sont au plancher et ne couvriront pas le coût de production moyen de la betterave ! Et 2015-2016 ne s’annonce guère mieux.

Pour autant, et même si les temps sont difficiles, restons confiants dans notre filière qui a su, dans le passé, relever bien d’autres défis, et surtout restons unis.