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Avril : nouvelle baisse des cours du sucre, pour le septième mois consécutif

Pour la septième fois, le mois passé se traduit par une baisse des cours du sucre but. Sur avril, la baisse est de 2% : le sucre roux finit le mois sous les 16cts. La première semaine de mai n’est pas plus brillant, l’échéance de juillet prochain passant même sous les 15,5cts/lb.  Le sucre blanc s’en tire un peu mieux, autour des 440US$/t sur l’échéance d’août prochain, mais plus proche des 430US$/t (460€/t) sur l’échéance d’octobre.

L’explication reste toujours le désengagement des fonds : ceux-là même qui avaient conduit le sucre roux au-delà des 23cts/lb début octobre dernier, lorsqu’ils étaient nets-acheteurs de plus de 14,5Mt, se désintéressent totalement du sucre. A la fin avril, ils n’étaient acheteurs nets que de moins de 800.000t.

Les fondamentaux n’ont pourtant pas globalement évolué sur les derniers mois. Le 26 avril, FoLicht a très légèrement augmenté sa prévision de production sur 2017/2018, anticipant un surplus à 2,8Mt (contre 2,0Mt dans sa dernière estimation). Cette prévision reste un volume faible, et à la merci du moindre accident climatique. Du côté des facteurs haussiers, rappelons que, après deux campagnes déficitaires, Les stocks mondiaux restent bas, et que toutes les prévisions pointent le manque de sucre indien : le pays devrait ouvrir ses importations d’ici la fin d’année. Avec la demande chinoise, qui reste vive, il n’y a pas de raison tangible pour une poursuite de la baisse des cours. Mais les spéculateurs restent imprévisible, et il est tout à fait possible que le désengagement se poursuive, même jusqu’à des positions net-vendeurs.

Néanmoins, aux valeurs actuelles du sucre, la parité avec l’éthanol, notamment au Brésil, n’est pas loin d’être atteinte. Dans ce cas, on ne peut exclure une baisse de la production de sucre au profit de l’éthanol, ce qui permettrait une remontée des cours.

Du côté de l’éthanol justement, la baisse est généralisée (-1% aux USA et au Brésil), dans la lignée du pétrole (-2% sur le mois) et d’un maïs constant sur le mois, mais au plus bas. En Europe, la baisse est de 6% : l’éthanol, qui avait franchi 60€/hl à la mi-mars suite à une moindre disponibilité, repasse sous les 55€/hl, de part une reprise de l’activité britannique à partir de céréales bon marché.