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Choisir l’exclusion plutôt que le dialogue n’est pas une solution !

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La CGB déplore que le Conseil de Surveillance de Tereos ait décidé d’exclure trois betteraviers suite à leur prise de position publique plutôt que de mettre en place les conditions d’une conciliation. Au-delà de l’injuste déstabilisation des exploitations concernées, cette décision met en péril les conditions de dialogue et le pluralisme des opinions au sein de la filière.

La CGB déplore que le Conseil de Surveillance de Tereos ait décidé d’exclure trois betteraviers suite à leur prise de position publique plutôt que de mettre en place les conditions d’une conciliation. Au-delà de l’injuste déstabilisation des exploitations concernées, cette décision met en péril les conditions de dialogue et le pluralisme des opinions au sein de la filière.
Monsieur Gilles Bollé, betteravier dans l’Oise, Monsieur Gérard Clay, betteravier dans le Pas-de-Calais, et Monsieur Xavier Laude, betteravier dans le Nord, ont tous trois été exclus de leur coopérative. Cette exclusion leur a été notifiée par courrier le 16 août 2018.

La CGB rappelle son devoir de neutralité quant aux orientations et décisions internes de gestion des groupes sucriers. Mais cette exclusion pose les questions de la garantie du pluralisme des opinions, de la possibilité des responsables agricoles à partager des visions pouvant être divergentes et au-delà de la relation entre un betteravier et son groupe sucrier. Depuis de nombreuses années Messieurs Bollé, Clay et Laude participent, au travers de leurs différents mandats de responsable agricole, au développement de leur coopérative ainsi qu’à celui la filière betterave-sucre-éthanol française. A ce titre, l’exclusion de leur coopérative et potentiellement de la filière ne peut être ni comprise ni acceptée.

Mais surtout, cette exclusion vient mettre dans des difficultés personnelles lourdes ces chefs d’entreprises qui ont investi depuis de nombreuses années dans leur activité betteravière. Cette décision les exclut de l’exercice d’un métier autour duquel ils ont bâti une carrière voire une vie. Alors que rien ne leur a jamais été reproché en tant que producteur de betteraves, la CGB, leur syndicat professionnel, s’oppose fermement à cette exclusion. Elle mettra tout en oeuvre pour les assister et rétablir leurs droits en tant que betteravier.