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Glyphosate : laissons le temps à la filière betteravière de trouver des solutions alternatives !

Paris, le 18 septembre 2017 – Avec la fin des quotas sucre au 1er octobre prochain, les planteurs de Betteraves vont faire face à une période de grande instabilité et de volatilité des prix. A ces inquiétudes économiques, viennent s’ajouter de nombreuses préoccupations environnementales, telle que la récente annonce de la France de voter contre le renouvellement de l’autorisation du glyphosate.

A ce jour, les agences d’évaluation française (ANSES) et européennes (ECHA et EFSA) recommandent de ne pas classer le glyphosate comme substance cancérigène, mutagène ou reprotoxique avérée. Au sein de l’Union Européenne, la réglementation des produits phytosanitaires repose ainsi sur les avis des autorités sanitaires, seule démarche garante de l’harmonisation communautaire et du bon fonctionnement du marché intérieur.

La CGB, même si elle reste dans une incompréhension totale concernant cette annonce, souhaite être dans une opposition constructive. Elle en appelle les pouvoirs publics au bon sens, afin que ces derniers agissent dans l’intérêt de notre agriculture, en permettant aux agriculteurs de poursuivre sereinement leur activité et en définissant un calendrier partagé pour la recherche d’alternatives. Il est également important de rappeler que le surcout du retrait d’un tel produit ne viendrait qu’entacher la compétitivité, facteur clé pour la période post quota.

Engagés depuis de nombreuses années dans la recherche sur les systèmes agro-écologiques pour atteindre les objectifs ambitieux du plan Ecophyto en matière de diminution de l’utilisation des produits phytosanitaires (25% d’ici 2020 et 50% à l’horizon 2025), la filière betteravière poursuit la recherche d’alternatives, en mobilisant notamment les compétences de son institut technique (l’ITB). Cette position a été réaffirmée au niveau européen par tous les pays membres de la Confédération Internationale des Betteraviers européens (CIBE), le 14 septembre dernier.

Eric Lainé, Président de la CGB déclare que « Le glyphosate est une substance active aujourd’hui indispensable à nos cultures, son retrait mettrait en péril l’équilibre même de l’exploitation. Son interdiction aurait de graves conséquences pour l’agriculture française, déjà confrontée à une crise de grande ampleur. Le retrait soudain du glyphosate et l’absence d’alternative pourrait entraîner une perte économique de près d’un milliard d’euros par an pour l’agriculture française ».

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