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Face à la crise sucrière, restons mobilisés

Le secteur du sucre entre dans une crise sans précédent. Südzucker, Tereos et Cristal Union ont tous les trois publié leurs comptes. Le résultat net de Tereos est légèrement négatif quand Cristal Union et Südzucker affichent des résultats positifs pour l’exercice 2017-2018. Mais les niveaux de prix actuels demeurent très bas et pour la campagne prochaine, nous savons que la situation pour la filière va encore se dégrader.

Nous devons continuer à renforcer notre organisation et la contractualisation de nos betteraves pour passer le mieux possible ces moments difficiles. Clairement, ce n’est pas en communiquant sur les prix, en mélangeant insidieusement des rémunérations portant sur l’exercice précédent ou en rajoutant les indemnités tels des bonus que cela aidera. Clairement, ce n’est pas en remettant en cause les engagements et sans précision quant aux modalités de rémunération des betteraves que cela va aider.

Nous devons continuer à renforcer notre organisation et la contractualisation de nos betteraves

Clairement, ce n’est pas en refusant toute forme de discussion constructive dans le cadre des commissions de répartition de la valeur (CRV), ce n’est pas en laissant les planteurs dans la plus grande expectative quant aux prix de leurs betteraves 2017, que cela va aider. Nous n’aurons de cesse de répéter que notre filière doit se construire au travers de conditions objectives, transparentes et équilibrées quant au partage de la valeur. Et cela est valable dans tous les groupes.

Dans ce cadre, le dernier Conseil d’Administration de l’AIBS a décidé de travailler sur les conditions des réceptions des betteraves et sur la construction d’indicateurs objectifs pour établir la rémunération des betteraves. Il n’est pas encore certain que nous partagions tous les mêmes objectifs, mais sur ces dossiers, la CGB considère qu’il y a une obligation de résultat.

Les betteraviers ont toujours su faire preuve d’ouverture pour avancer de manière constructive. Mais la situation actuelle nécessite un grand sens de responsabilité de chacun. Déjà, des premières mobilisations de betteraviers sont intervenues pour faire pression sur Saint Louis Sucre. Si à tous les niveaux, les conditions de discussions ne deviennent pas rapidement plus constructives alors notre filière va au-devant de grandes difficultés.