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Février : le sucre tente les 13,5cts/lb avant de reculer sous les 12,5cts/lb

Juste avant l’expiration du contrat de sucre roux sur son échéance de mars, les cours ont grimpé au-dessus de 13,5 cts/lb, avant de redescendre sous les 12,5 cts/lb (échéance de mai). Comme d’habitude, le sucre blanc a suivi le rythme, mais de manière plus lente… La prime de blanc a ainsi été tiraillée et a chuté autour des 40 US$/t avant de revenir à 70 US$/t à la fin du mois : autour de 340 US$/t.

Avant l’ouverture de la campagne brésilienne, le mois prochain, les analystes ont revu leurs estimations de production mondiale, et l’espoir d’un déficit sur 2018-19 semble s’éloigner. FoLicht a annoncé, le 25 février dernier, une révision de sa production mondiale autour de 186,2Mt : c’est exactement le niveau prévu de la consommation mondial. L’ISO, le 4 mars, anticipait, lui un surplus, très léger (0,6 Mt), avant un déficit pour 18-19 autour de 4 Mt. Enfin, LMC considère, lui, que les stocks mondiaux auront grimpé de 2,5 Mt en septembre 2019 par rapport à septembre 2018.

La campagne 2018-19 apparait donc finalement très balancée, ou en léger surplus, avec toujours la grosse inconnue brésilienne : quelle quantité de canne sera utilisée pour faire du sucre, et quelle quantité servira à faire de l’éthanol ? Le pétrole, qui est revenu autour des 65 US$/baril, tire l’éthanol brésilien à la hausse : il a gagné plus de 10 %, en dollar, sur le mois. En théorie, l’effet devrait être haussier. Mais en pratique, il faudra encore faire avec les spéculateurs, qui sont revenus nets-vendeurs de près de 5 Mt…

Du côté européen, c’est toujours le grand-écart entre le marché contracté, dont les derniers chiffres de la Commission, sur décembre dernier, sont alarmants (300 €/t), et le marché spot, au-dessus de 400 €/t.Mais ce marché spot a peu de volume, et il semble même que le sucre européen, déjà contractualisé, ne semble plus disponible. On le constate, en janvier dernier, 193.000t de sucre (principalement à des fins de raffinage) ont été importé quand l’Union européenne en a exporté 102.000t. Sur ce mois, l’Europe est ainsi redevenue nette importatrice (ce qui ne s’était pas vu depuis la fin des quotas), et la remontée du spot semblerait donc bien profiter à l’importation davantage qu’à la production communautaire…