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La CGB n’accepte pas que SÜDZUCKER, groupe sucrier N°1 en Europe, impose ses prix de betteraves 2017/2018 aux planteurs français de sa filiale SAINT LOUIS SUCRE

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Paris, le 29 juin 2018 – Les Planteurs de SAINT LOUIS SUCRE viennent d’apprendre de leur fabricant que le prix de leurs betteraves 2017/2018 était de 23.66 €/T [1] de betterave à 16°. La CGB, le syndicat des betteraviers, n’accepte pas que Südzucker, maison mère de la filiale française SAINT LOUIS SUCRE impose, sans transparence, le prix des betteraves le plus bas de France en 2017. Ce type de relation commerciale n’est pas propice à la construction d’une filière durable au travers d’un partenariat fort entre betteraviers et sucriers.

Alors que Südzucker affiche un résultat d’exploitation de 445 millions d’euros dont 139 M€ émanent de la branche sucre pour l’exercice 2017/2018, il n’est pas acceptable d’imposer un prix des betteraves inéquitable au regard des conditions de marchés. Il n’en est pas moins acceptable de faire peser sur les planteurs français par anticipation des perspectives de résultat 2018/2019 dégradées. Les conditions de rémunération des betteraves au travers du partage de la valeur doivent être négociées en Commission de Répartition de la Valeur (CRV) et non imposées par voie de communiqué de presse.

Dominique FIEVEZ, membre planteur de la Commission Répartition de la Valeur Saint Louis Sucre et Président de la CGB Somme indique que « la méthode utilisée par Südzucker d’imposer un prix décalé des marchés ne donnera pas confiance aux planteurs SLS pour l’avenir et notamment en pleine réflexion sur la détermination des assolements 2019. Ajouter un paiement d’acompte mi-juillet 2018 est un élément favorable pour nos trésoreries déjà fortement impactées, néanmoins le prix final 2017/2018 doit être amélioré en prenant en compte les bénéfices liés à l’allongement de la durée de campagne ».

Eric LAINE, Président de la CGB demande au groupe Südzucker d’agir en responsabilité dans les discussions avec les planteurs. « Nous lui demandons de revoir sa position pour qu’elle soit plus équitable. Le statu quo est inacceptable. Si la Commission de Répartition de la Valeur ne donne plus de latitudes suffisantes de négociation, il faudra en tirer les conclusions et construire un nouveau cadre de négociation ».

[1] Ce prix inclut le forfait collet de 7 %, la pulpe et le bonus richesse