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L’an 1 post-quota

L’ensemble des membres du Bureau et du Conseil d’administration de la CGB se joignent à moi pour vous présenter nos meilleurs vœux pour 2018. Que cette nouvelle année vous apporte la santé et la prospérité sur les exploitations agricoles. Nous laissons maintenant derrière nous les quotas et sommes de plain-pied dans ce nouveau monde libéralisé. La récolte de betteraves 2017 aura été florissante, mais les conditions de prix sur les marchés du sucre et de l’éthanol doivent nous conduire à la prudence.

L’année 2017 avait connu des dénouements favorables sur plusieurs dossiers que la CGB avait portés. La réforme à mi-parcours de la PAC, dite Omnibus, récemment adoptée va nous permettre d’avancer plus concrètement sur la mise en place d’outils de gestion des risques pour permettre aux planteurs de sécuriser leurs revenus.

Il faut que notre filière continue à être exemplaire

Concernant la négociation collective, les interprofessions peuvent désormais convenir de clauses de répartition de la valeur au niveau national applicables ensuite de manière volontaire.  Cela ouvre une voie pour promouvoir au niveau national des systèmes justes et transparents de partage de la valeur basés sur des indicateurs objectifs. Il faut que notre filière continue à être exemplaire et précurseuse sur les relations commerciales amont.

Les Etats généraux de l’alimentation ont également abouti à des perspectives intéressantes de renforcement de la place de l’agriculteur dans la chaîne de valeur. Dans ce cadre, le plan de filière betterave-sucre sur lequel nous avons travaillé au sein de l’AIBS ne nous a pas permis d’afficher une ambition à la hauteur des enjeux et de la demande du président de la République. Remettre du collectif, à sa juste place, dans notre filière est un enjeu auquel la CGB va continuer à s’atteler dans les mois qui viennent.

Au-delà, l’année 2018 s’annonce déterminante. S’il fallait choisir un dossier ce serait les néonicotinoïdes. La menace de leur interdiction est une épée de Damoclès. Nous demandons que les décisions politiques au niveau français et européen prennent en compte les spécificités de la betterave.

Mais il y a beaucoup d’autres dossiers importants que nous porterons à tous les niveaux sur le terrain, auprès des fabricants, dans l’interprofession, dans les communes, les régions, les ministères ou à Bruxelles.

En 2018, notre organisation va continuer à œuvrer pour apporter un soutien toujours plus performant aux planteurs. Dans cet environnement plus incertain que jamais, ils peuvent compter sur leur syndicat pour proposer et bâtir un avenir prospère.