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Les comptes de l’agriculture 2017 : Encore une année difficile pour les grandes cultures

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Si les chiffres diffusés par la Commission des Comptes de l’Agriculture de la Nation du 5 juillet 2018 peuvent laisser penser que la situation économique des agriculteurs français est en amélioration en 2017, il n’en est rien. La comparaison avec l’année 2016, catastrophique pour les producteurs de grandes cultures, n’est absolument pas pertinente.

Paris, le 5 juillet 2018 – Si les résultats de 2017 font état d’une amélioration, les producteurs de grandes cultures tiennent à rappeler qu’ils ne permettent pas de redresser leur difficile situation
économique, encore marquée par 2016, véritable année noire.

Ils soulignent aussi combien ces chiffres sont sujets à caution. Ils estiment d’une part absurde de comparer les résultats de l’année 2017 avec ceux de l’année 2016 qui fut une année catastrophique. Ils dénoncent d’autre part l’aspect provocateur de ces chiffres sachant que les cinq dernières années ont été particulièrement difficiles pour les producteurs de grandes cultures1, et que l’année 2017, loin d’être rassurante, ne fait que prolonger la situation économique critique dans laquelle ils se trouvent déjà.

La valeur de la production des grandes cultures de 14 milliards, certes en progression de 20 % par rapport à 2016 avec une récolte en volume proche de la moyenne habituelle, reste toutefois inférieure de 10 % par rapport à la moyenne 2014 / 2015 en raison de prix très bas.

Dans ce contexte, les producteurs de grandes cultures réaffirment qu’ils ne peuvent pas supporter de nouvelles charges ni de nouvelles contraintes. Or, les décisions prises par le gouvernement ces derniers mois, celles à venir avec le projet de loi faisant suite aux Etats Généraux de l’alimentation et la feuille de route sur les produits phytosanitaires, les augmentent encore de plusieurs centaines de millions d’euros, rendant la situation des exploitations absolument intenable.

Les producteurs demandent que leur situation économique soit enfin prise en compte et reconnue.
Pour cela, le gouvernement doit rapidement corriger le tir et supprimer les charges distorsives qui pèsent sur les producteurs au lieu d’alourdir sans cesse la facture.