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Marché mondial du sucre en Août: dans la continuité de juillet

Les mêmes causes ayant les mêmes effets, le marché du sucre ont poursuivi, en août, leurs évolutions de juillet. Pas de nouveauté du côté des fondamentaux : l’Inde, qui termine sa campagne fin septembre, devrait produire 35Mt – et pourrait même en produire 1Mt de plus la campagne suivante. La Thaïlande atteindra 15Mt sur sa campagne qui se terminera en octobre.

Le sucre roux a perdu 3% sur le mois, pour terminer août autour des 10,5cts/lb sur le terme d’octobre 2018. Le suivant (mars 2019) a résisté un peu mieux, et se termine à 11,5cts/lb – ce qui laisse ouvert la possibilité d’un ajustement mécanique à la hausse lors du changement de terme, fin septembre.

Sur le mois, trois (tristes) records ont été atteints. Tout d’abord, les spéculateurs ont, une fois de plus, augmenté leurs positions nettes-vendeuses : jusqu’à 9,5Mt, un plus haut encore jamais recensé depuis que ces données sont enregistrées. Ensuite, la monnaie brésilienne a perdu 8% sur le mois pour dépasser les 4,15BRL/US$ le 30 août, un record de faiblesse face au dollar. Résultat : sur le mois, le sucre, qui a perdu 3% en dollar, a gagné 5% de sa valeur pour le Brésilien !

Ces deux éléments ont conduit le sucre à des niveaux qui n’avait pas été vu depuis 10 ans : il est même passé sous les 10cts/lb le 20 août, avant de légèrement se reprendre.

Le sucre blanc sur le marché mondial a moins souffert : la prime de blanc termine le mois autour de 90US$. Mais il pèse toujours sur un marché européen, mou en ce mois d’été, avec des cours stables. Les dernières données de l’observatoire (juin dernier) donne un prix sortie usine, pour la zone comprenant la France, à 359€/t.

Le pétrole a gagné 5% sur le mois, et le Brent termine août au-dessus des 77US$/baril. L’éthanol reste stable en Europe mais a gagné 6% au Brésil (en Réal, comme le sucre !). La parité éthanol joue à plein en faveur de l’éthanol : l’allocation de la betterave, ou de la canne, vers ce débouché devrait être maximale.

Beaucoup y voit la possibilité d’accélérer, et d’amplifier, la survenue d’un déficit mondial, annoncé en 2019/2020, et qui devrait permettre, à l’été prochain, de donner, enfin, une impulsion positive aux cours.