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Néonicotinoïdes : la CGB appelle les sénateurs à ne pas voter l’interdiction et à tenir compte de la spécificité betteravière

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La Confédération Générale des Planteurs de Betteraves (CGB), réunie ce jour en Conseil d’Administration, appelle les sénateurs à ne pas suivre les députés sur la voie de l’interdiction des néonicotinoïdes lors de l’examen en seconde lecture du projet de loi biodiversité qui se tiendra à partir du 2 mai. En effet, au-delà de son aspect radical, cette décision ne tient surtout pas compte des spécificités et problématiques de chaque culture et de son impact agronomique et environnemental. La culture de la betterave sucrière en est un exemple.

Les Grandes Cultures utilisent aujourd’hui des produits autorisés à base de néonicotinoïdes. En culture de betteraves sucrières, les néonicotinoïdes utilisés, en traitement de semence, concernent  98 % des surfaces semées en France et permettent de lutter efficacement contre les pucerons verts vecteurs de la jaunisse virale. Les attaques de jaunisse sont extrêmement fréquentes et ont des impacts graves sur les cultures de betteraves sucrières. La seule alternative agronomique disponible est un retour aux traitements utilisés avant 1991, basés sur des pyréthrinoïdes, par pulvérisations aériennes. Dans une telle situation, l’Institut Technique de la Betterave estime une perte de rendement pouvant aller, selon les régions françaises, jusqu’à 20%.
Ainsi, l’enrobage actuel des semences devrait être remplacé jusqu’à trois passages insecticides en pulvérisation aérienne. Il serait dommageable pour l’environnement que le traitement actuel des semences soit remplacé par des produits insecticides pulvérisés. A noter de surcroit que la culture de la betterave présente également la particularité de ne pas être attractive pour les abeilles car, ne fleurissant pas,  elle ne génère pas de pollen et n’attire donc  aucun insecte pollinisateur.
Lors de la première lecture, le Sénat avait opté pour une solution raisonnable proposant de renvoyer à un arrêté les conditions d’utilisation des produits contenant des substances actives de la famille des néonicotinoïdes et ce afin de tenir compte de l’avis du 7 janvier 2016 de l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail).
Par ailleurs, Stéphane LE FOLL pointe dans son courrier, adressé en mars dernier aux Députés, les méfaits par pulvérisation des solutions alternatives et rappelle que l’interdiction unilatérale des néonicotinoïdes créerait « des distorsions entre agriculteurs français et le reste des agriculteurs européens ».
A la lumière de ces éléments, Eric Lainé, Président de la CGB « incite les sénateurs à revenir à la rédaction de l’article tel qu’adopté en première lecture au Sénat, afin de tenir compte de l’avis de l’Anses et de laisser du temps à la recherche agronomique de développer des solutions alternatives ».

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En France, ce sont 26 000 agriculteurs  qui plantent de la betterave dans 29 départements, faisant de la France le premier producteur mondial de sucre de betteraves.  Les planteurs de betteraves français ont produit, lors de la récolte 2015, près de 33 millions de tonnes de betteraves sur 382.858 ha. 25 sucreries et sucreries-distilleries ont ainsi été approvisionnées en France. La surface moyenne de betteraves par exploitation est de l’ordre de 16 ha.
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Contact presse:
Carine Abecassis – cabecassis@cgb-france.fr – 01.44.69.41.36