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Un nouveau pacte pour les betteraviers

En cette nouvelle année, je vous transmets mes meilleurs vœux pour vous et vos proches, en espérant que notre filière retrouve sérénité et prospérité.
Notre assemblée générale vient de se dérouler et nous a permis de faire le point sur l’année de crise que nous venons de passer et sur nos perspectives d’avenir. Notre syndicat connaît une profonde réorganisation pour continuer à répondre avec plus d’efficacité aux besoins des planteurs face à un environnement plus instable, des politiques publiques de plus en plus complexes et un travail de filière de plus en plus difficile à animer.

le 15 janvier puisque la seconde table ronde de l’après-midi avait pour thème « la coopération et le syndicalisme, deux piliers pour les betteraviers ». Elle a donné lieu à de vifs débats alors qu’un profond malaise existe parmi les betteraviers sur la responsabilité de leurs structures dans la crise actuelle. Pour la prochaine campagne, 90 % des agriculteurs seront en coopératives. Si nous, paysans, n’arrivons pas à travailler ensemble au sein de structures professionnelles et interprofessionnelles, betteravières et sucrières, que l’on pilote et qui servent nos intérêts, cela n’est-il pas de notre responsabilité collective ? Ceci alors que l’on voit que l’État se soustrait quant à ses responsabilités vis à vis du monde agricole et que la concurrence internationale est plus rude.

« Nos syndicats, nos coopératives et notre interprofession doivent chasser
en meute »

C’est à nous paysans, au travers de nos syndicats, de nos coopératives, de notre interprofession, de chasser en meute et d’être à l’initiative sur une stratégie fer de lance pour la filière française.
Nous avons initié un plan stratégique que notre interprofession a bâti et qui est sur le bureau de nos deux ministres de l’Économie et de l’Agriculture depuis deux mois. Il est plus que temps que des réponses nous soient apportées. Mais nous ne nous arrêterons pas là car ce plan nous engage dans une stratégie de restauration de la compétitivité de la filière française et finalement cela constitue notre feuille de route interprofessionnelle. J’en suis certain, cela va nous aider à mieux inscrire la betterave dans les politiques en incubation au niveau français (Plans stratégiques nationaux) et européen (PAC, Pacte vert…)

Alors que les marchés du sucre et de l’éthanol sont en train de repartir, cela nous ouvre une respiration pour voir avec plus d’optimisme les perspectives betteravières. Profitons-en pour refonder un Pacte betteravier entre coopération et syndicalisme pour ancrer des objectifs, des principes et une organisation qui nous permette de renforcer la résilience de notre filière. Ce travail qui devra aboutir dans les prochains mois, va commencer très vite avec le besoin de trouver un compromis équilibré dans le cadre des accords interprofessionnels, sur la contractualisation et les organisations de producteurs.

Franck Sander,
Président de la CGB